
III. 3. Raccourcissements et allongements "illicite": mise en parall€le
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(76) Affriqu•e:
x x
p f t s
Cependant, si elles se trouvent apr€s une voyelle tonique, cette derni€re est invariablement
br€ve (Cf. Ebert & Al. (1993; 72), comme il est possible de constater sous (77).
(77) Affriqu•es:
I.
MHA: V
II.
NHA: V
III.
Sens
krŒpfe Kr[a]pfen beignet
etzen, atzen [E]tzen corroder
gr‰tze Gr[Y]tze bouillie
kratzen kr[a]tzen gratter
ratze R[a]tze rat
schepfen sch[”]pfen servir, se servir
hopfe
H[]pfen
houblon
A quoi est donc due la bri€vet• des voyelles devant une affriqu•e? S'il s'agit
v•ritablement d'une affriqu•e, elle se trouve en attaque de la syllabe qui la suit, et ne peut
clore la syllabe qui la pr•c€de. Pour comprendre d'oƒ vient la capacit• qu'ont les affriqu•es
d'abr•ger ou d'emp•cher l'allongement des voyelles qui les pr•c€dent, il s'av€re capital
d'•tudier leur provenance. Les affriqu•es de l'allemand moderne tiennent naturellement
leur origine dans la diachronie de la langue: les deux affriqu•es de l'allemand moderne
standard (/ts/, /pf/) sont issues d'affriqu•es du MHA, issues elles-m•mes d'affriqu•es en
VHA. Ces derni€res ont plusieurs sources, selon leur statut. Le processus diachronique qui
leur a donn• naissance est la deuxi€me mutation consonantique, •galement appel•e
"mutation consonantique du VHA" ("(Althochdeutsche) Lautverschiebung"): certaines
consonnes sont devenues des affriqu•es, selon leur contexte d'occurrence. Ainsi que le
laisse pr•sager l'intitul• du processus, certaines consonnes du Germanique ont "mut•" dans
la transition vers le VHA (ce ph•nom€ne est g•n•ralement consid•r• comme datant du
VI
€me
si€cle de notre €re): cette mutation concerne toutes les occlusives du germanique, en
particulier les occlusives sourdes et leur •quivalent g•min•. La deuxi€me mutation
consonantique consiste en cela, en ce qui concerne les occlusives sourdes:
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