
II. 2. Les probl€mes de l'analyse
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II.2. Les probl•mes de l'analyse
La quantit• vocalique semble, comme le montre le tableau (3), r•gul•e de quelque mani€re,
de sorte que les voyelles br€ves et longues apparaissent dans des contextes distincts. Cependant, la
constatation de base selon laquelle, en allemand, les voyelles toniques seraient br€ves en syllabe
ferm•e, et longues en syllabe ouverte, souffre d'un trop grand nombre d'exceptions, qui sont
examin•es dans les paragraphes ci-dessous: dans le contexte _ C V, ainsi que dans les
environnements _ C # et _ C . C V, on rencontre des voyelles longues et des br€ves.
II.2.1 Rimes "super l•g€res"
Si la th•orie d'abr€gement en syllabe ferm•e (ou la th•orie statique de "bri€vet• en syllabe
ferm•e vs. longueur en syllabe ouverte) refl€te la r•alit• linguistique, alors pourquoi deux des
contextes sous (3) ( _ CV et _ C
Af
V) ne peuvent-ils •tre int•gr•s ‚ la th•orie? Dans chacun des deux
contextes concern•s, la voyelle tonique pr•c€de imm•diatement une consonne intervocalique.
L'analyse des affriqu•es (Contexte 8) en tant que monosegments n'est pas la seule propos•e: Hall
(2000: 67 & suiv.) mentionne le fait que la phonotactique fournit des arguments d'une part en
faveur, et d'autre part en d•faveur d'une analyse monosegmentale des s•quences [] et []. La
bri€vet• des voyelles que suivent les "affriqu•es" semble indiquer qu'il s'agit d'un •l•ment
bipositionnele deux segments (deux points squelettaux), et non d'une v•ritable affriqu•e, comme il
est g•n•ralement subsum•
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. Si une th•orie d•sirant pr•dire la longueur des voyelles toniques,
consid€re malgr• tout les affriqu•es comme des monosegments (Cf. Wiese (1996: 42) ou Hall
(2000: 67)), elle ne peut adopter d'autre strat•gie que d'analyser les termes correspondant au gabarit
_ C
Af
de la m•me mani€re que ceux dont l'analyse est propos•e ci-apr€s (appel ‚ l'ambisyllabicit•).
Je clorai ainsi le d•bat concernant les affriqu•es.
Le deuxi€me environnement qui constitue un probl€me pour la th•orie syllabique est celui
qui implique la pr•sence d'une unique consonne post-tonique (suivie d'une voyelle) qui engendre la
bri€vet• de la voyelle qu'elle suit: _ C V. Dans les termes sous (8), la consonne imm•diatement
post-tonique est intervocalique: elle devrait donc •tre syllab•e en position d'attaque de la syllabe
qui la pr•c€de, et la voyelle devrait de ce fait •tre longue. Cependant, 1598 termes correspondant ‚
ce gabarit comportent une voyelle br€ve: dans de tels mots, la rime est donc a priori trop l•g€re; un
•chantillon repr•sentatif en est donn• sous (8).
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La repr•sentation structurelle qu'il faut leur associer est donc similaire ‚ celle d'un cluster de deux consonnes
h•t•rosyllabiques (Cf. (5) Type 6).
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