
III. 1. Abr•gement en syllabe ferm€e vs. allongement en syllabe ouverte
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III. 1 Abr•gement en syllabe ferm€e vs. Allongement en syllabe ouverte
III.1.1 Rappels concernant la graphie et le syst€me phonologique du MHA
Avant de pr•senter l'analyse propos•e par les n•o-grammairiens, je ferai quelques
remarques concernant la graphie et le syst€me phonologique du MHA. Je tiens tout d'abord ‚
mentionner le fait que le MHA comporte 23 voyelles: <a>
1
, <‡>
2
, <e>
3
, <—>
4
, <i>
5
, <o>
6
,
<…>
7
, <u>
8
, <‰>
9
, <ei>
10
, <ou>
11
, <…u>
12
, <ie>
13
, <uo>
14
, <‰e>
15
, <oe>
16
, <iu>
17
, <ae>
18
,
<Œ>
19
, <•>
20
, <Ž>
21
, <•>
22
et <•>
23
correspondent respectivement ‚ [a]
1
, []
2
, [e]
3
(issu du
premier Umlaut de a), [e]
4
("vieux" /e/), [i]
5
, [o]
6
, []
7
, [u]
8
, [y]
9
, [e]
10
, []
11
, []
12
, [ie]
13
,
[uo]
14
, []
15
, [:]
16
, [y:]
17
, [:]
18
, [:]
19
, [:]
20
, [:]
21
, [o:]
22
et [:]
23
42
. En MHA, la longueur
des voyelles est donc indiqu•e soit par une graphie double (dans le cas des diphtongues et de
certaines longues monophtongues) soit par un accent circonflexe (en bleu)
43
.
Par ailleurs, dans certaines formes, le timbre de la voyelle du MHA varie sensiblement
lors de la transition vers le NHA: c'est le cas, par exemple, de MHA beiZe [] vs. NHA Beize
[], de MHA pfŠfe [i:] vs. NHA Pfeife [], ou encore de MHA muoZ [] vs. NHA muss [].
Dans le premier cas, la voyelle a •t• sujette ‚ un "changement qualitatif"
("Diphthongwandel", Cf. Paul, Wiehl & Grosse (1989): ‹ 44), dans le second, le Š s'est
diphtongu• ("Diphthongierung", Cf. Paul, Wiehl & Grosse (1989): ‹ 42), et dans le troisi€me,
la diphtongue originelle est devenue une monophthongue ("Monophthongierung", Cf. Paul,
Wiehl & Grosse (1989): ‹ 43). Il s'agit de lois phon•tiques parfaitement r•guli€res: les trois
diphtongues montantes ([], [] et []) du MHA ont r•guli€rement donn• [], [], et []
en NHA (changement spontan•); les trois voyelles toniques hautes et longues ([ii], [uu], et
[yy]) se sont diphtongu•es (si elles se trouvaient dans un environnement ad•quat, i. e. en
syllabe ouverte) pour laisser place ‚ [], [] et []; enfin, les trois diphtongues
descendantes du MHA ([], [] et []) sont devenues des monophtongues ([i], [u], et
[y],longues ou br€ves selon leur contexte d'occurrence).
Par ailleurs, en MHA, la quantit• d'une voyelle tonique est tout ‚ fait ind•pendante du
contexte dans lequel elle se trouve. Les voyelles longues peuvent •tre pr•sentes dans le m•me
environnement que les br€ves, et vice-versa, comme le montre le tableau suivant:
42
Les voyelles sont indic•es dans le but de permettre au(x) lecteur(s) de pouvoir associer la graphie ‚ la
r•alisation phon•tique qui lui correspond.
43
Le fait de noter la longueur de la voyelle par un accent circonflexe n'est pas une tradition instaur•e par les
•crivains de la p•riode du MHA, mais a •t• invent•e ‚ des fins pragmatiques par les n•o-grammairiens, afin de
pouvoir plus ais•ment et plus rapidement connaŽtre la quantit• des voyelles (graphie normalis•e).
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